La chefferie traditionnelle pendant la décolonisation

Les chefs traditionnels avaient joué un rôle non négligeable pendant la lutte pour la libération politique du territoire. Ils adhéraient librement aux partis ou étaient souvent courtisés par les leaders des différents partis qui essayaient de réunir autour d'eux un grand nombre de chefs coutumiers.

Les actions des chefs se déroulaient au niveau de leurs cantons ou de leurs villages. Les chefs traditionnels membres du conseil des notables étaient  présidents de la  section locale du parti auquel ils appartienaient et usaient de leur autorité pour influencer l'adhésion de leurs  administrés aux divers partis constitués et engagés dans la lutte. Ils étaient également les porte-paroles du  Conseil et des leaders des partis auprès de leurs administrés. A ce titre, ils avaient pour mission d'éclairer ou de sensibiliser les populations et d'assurer la collecte des cotisations des militants des partis. Ils ouvraient des campagnes de propagandes politiques des leaders de parti et jouaient un rôle important pendant les campagnes électorales et au moment des élections. La victoire ou l'échec d'un parti dans une circonscription électorale dépendait en grande partie de l'attitude des chefs.

Cet état de choses va aider les différents partis politiques dans leur désir d'accéder à l'indépendance .

A cette époque, les partis politiques s'étaient regroupés en deux tendances, une tendance progressiste loyale à la tutelle française et une tendance nationaliste du Comité de l'Unité Togolaise avec son aile la JUVENTO qui dénonçait la colonisation française et réclamait l'autonomie immédiate du Togo.